7 December, 2019
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Violées, stérilisées de force, humiliées

En Chine, l’insoutenable quotidien des femmes musulmanes.

Dans une vaste enquête publiée sur son site le samedi 5 octobre, le journal américain The Washington Post relaie plusieurs témoignages attestant d’exactions à caractère sexuel et de stérilisations forcées commises par la Chine sur des femmes musulmanes issues des communautés kazakhe et ouïghoure. Des actes terrifiants qui s’inscrivent dans le massacre en cours contre les musulmans de Chine, et ce sans que la communauté internationale ne bronche.

Les témoignages recueillis par la journaliste Amie Ferris-Rotman, correspondante du prestigieux Washington Post à Moscou, font froid dans le dos. Ils proviennnent pour la plupart de femmes qui ont quasiment toutes trouvé refuge de l’autre côté de la frontière chinoise, au Kazakhstan, pays dont leurs communautés sont d’ailleurs souvent originaires.

ertaines racontent avoir été forcées de subir contre leur gré des avortements au Xinjiang, l’une des cinq régions autonomes de la République populaire de Chine où vit une importante communauté musulmane issue des minorités ouïghoure et kazakhe. D’autres encore affirment qu’on leur a introduit des dispositifs contraceptifs contre leur volonté après avoir été emprisonnées, lorsque plusieurs autres disent avoir été violées ou témoins de viols.

Un silence de plomb sous couvert de terrorisme

Interrogé par le journal sur ces accusations, le ministère chinois des Affaires étrangères a renvoyé la journaliste à l’origine de l’enquête sur un document gouvernemental publié en août dernier. Un dossier officiel de l’État chinois détaillant son « plan de lutte contre le terrorisme » ne faisant mention que d’actions en matière d’éducation et de formation, comprenant par ailleurs un chapitre sur « la protection des droits fondamentaux des stagiaires ». Selon plusieurs rapports du gouvernement américain et divers groupes de défense des droits de l’Homme, ce sont entre 1 et 3 millions de musulmans qui seraient détenus dans des « camps de rééducation » en Chine depuis 2017, la plupart de ces prisonniers étant des musulmans ouïghours.

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