7 July, 2020
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Très peu d’entreprises ont conclu un accord égalité professionnelle femmes / hommes

Pourquoi la Loi n’est-elle pas respectée ?

Toutes les entreprises ont des obligations en termes d’égalité professionnelle. Cependant, ces obligations évoluent avec le nombre de salarié.e.s que compte l’entreprise 

  • Après les entreprises de plus de 1.000 salariés, les sociétés de plus de 250 collaborateurs avaient l’obligation de publier leur index au 1er septembre 2019.
  • Le ministère va donner ce mardi de premiers éléments sur les nouveaux résultats obtenus sur cet indice, qui mesure la situation des femmes au travail.
  • L’index, qui concernera 40.000 entreprises au 1er mars 2020, constitue un nouvel outil de pression sur les entreprises, même s’il présente certains défauts.

Reste, encore, à ce que les entreprises publient leurs chiffres en temps voulu. Or de ce point de vue, il y a autant de cancres que de bons élèves. « Le 1er mars dernier, seules 60 % des grandes entreprises avaient publié leurs résultats. Un délai supplémentaire avait dû leur être accordé, et elles ont fini par publier leurs chiffres sous la pression du ministère.

C’est bien le signe qu’il y a une réticence des entreprises à être transparentes sur le sujet. Sur leurs sites internet, certaines n’ont d’ailleurs pas toujours publié leur score alors qu’il s’agit d’une obligation, relève Sophie Pochic, sociologue du travail et du genre. Selon cette spécialiste des questions d’égalité professionnelle, il serait donc surprenant que les entreprises de plus petite taille soient davantage en ordre de marche sur le sujet.

Progresser sur l’égalité professionnelle suppose de réels efforts, en particulier financiers. « Cela oblige l’entreprise à regarder ses actes de gestion, à réfléchir aux retours de congé maternité, à l’égalité des chances dans la promotion… Regarder, aussi, combien d’enveloppes de rattrapage salariales ont été budgétées et effectivement dépensées », rappelle Sophie Pochic. Or, du fait des coûts de ce type de politiques, certaines entreprises ont fini par reculer.

Des manifestations de mauvaise volonté sont aussi à prévoir. « Dans les petites entreprises, la ségrégation des métiers entre femmes et hommes est beaucoup plus forte. Il y a souvent l’idée qu’on ne peut pas atteindre l’égalité car femmes et hommes ne font pas les mêmes métiers », craint la sociologue.

Pour toute formation, conseil sur cette thématique inter, intra entreprise, contactez-nous à l’adresse suivante: contact@sarasvati.fr

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