6 June, 2020
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Les féministes ont une vie sexuelle plus épanouie, selon une nouvelle étude

Une raison de plus d’être féministe ?

Ce n’est pas vraiment surprenant, car nous savons tous qu’une féministe est une personne qui, en principe, se connaît bien et qui est à l’aise dans sa peau. Elle sait aussi ce qu’elle veut et comment l’obtenir.

Mais une nouvelle étude l’a prouvé : les féministes ont des rapports sexuels plus satisfaisants. Selon une étude du Centre pour la promotion de la santé sexuelle, les femmes qui ont des vues hostiles à l’égard du féminisme sont plus susceptibles de feindre leurs orgasmes, tout comme les femmes qui sont mal à l’aise en prononçant le mot « clitoris ». Alors que les féministes, à l’aise avec leur anatomie, ont plus de chances d’en avoir.

L’article de 2019, publié dans les Archives of Sexual Behaviour, a consisté à interroger 462 femmes hétérosexuelles du Royaume-Uni. Il a révélé que celles qui épousaient des valeurs antiféministes avaient simulé un nombre beaucoup plus important d’orgasmes au cours de leur vie.

« De surcroit, plus les femmes croient que l’orgasme féminin est nécessaire à la satisfaction sexuelle des hommes, plus elles sont susceptibles de simuler au moins une fois dans leur vie, par rapport aux autres », expliquent les auteurs de l’étude.

Cette étude a en outre révélé que 42 % des femmes qui simulent le font parce qu’elles craignent de blesser leur partenaire.

Mesdemoiselles, mesdames, abordons le sujet suivant : si vous simulez des orgasmes, vous ne faites que vous court-circuiter. Vous n’aidez pas votre partenaire à évoluer puisque vous ne lui donnez pas l’occasion de mieux vous connaître. Mieux vaut dire à son partenaire ce que l’on aime, être dans l’échange, cela favorise le sentiment de proximité et permet à la relation de s’épanouir. L’amour ne fonctionne pas à sens unique.

D’ailleurs, les faux orgasmes sont en déclin. L’étude a révélé que si plus de la moitié des femmes (58 % des répondants) ont déclaré avoir déjà fait semblant d’en avoir, la majorité d’entre elles (67 %) ne simulent plus.

Alléluia !

Ce n’est pas nécessairement le fait d’être féministe qui améliore une relation ; c’est être confiante, savoir ce que l’on veut et reconnaître que l’identité ne dépend pas du succès de des relations amoureuses. Il n’est pas nécessaire d’embrasser la cause du féminisme pour le reconnaître.

Enfin, rappelons que si nous continuons d’entendre parfois que le féminisme castre les hommes et que le mouvement #metoo veut imposer la chasteté générale (aucun de ces deux événements ne s’étant produit, à notre connaissance), il faut dire, et répéter, que la misogynie castre des femmes à tour de bras, et pas de manière figurative. Avec 200 millions de femmes excisées dans le monde selon l’Unicef, potentiellement privées à tout jamais de leur potentiel de plaisir, il faut une solide dose de mauvaise foi pour accuser la libération des femmes (qui lutte contre l’excision) de vouloir dynamiter nos samedis soir.

Ce sont les porcs qui ruinent le sexe, pas celles qui les balancent.

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