6 June, 2020
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Le sexe affole les politiques

La fonction politique décuple la libido

« Les aventures galantes des hauts dirigeants sont un prolongement de leur pouvoir » selon le psychiatre Jean-Pierre Friedman.

La fonction politique semble décupler la libido et comme le disait si bien Henry Kissinger, « le pouvoir est le plus puissant des aphrodisiaques. »

Dans ce domaine, les maîtres en la matière restent français. Cocorico !? En dehors du général de Gaulle et de Lionel Jospin, tous présentent une libido hors norme… Petit album (non exhaustif) des politiques « libertins ».

L’histoire d’amour impossible de Chirac

Le président de la République Jacques Chirac n’est pas avare en gauloiseries au point d’en faire quasiment l’une de ses marques de fabrique. De ses premiers marathons politiques aux sommets du G8, il peut placer un bon (ou un gros) mot à la vitesse de l’éclair. Ses conquêtes réelles ou supposées sont nombreuses, de Michèle Barzach à Claudia Cardinale

Mais en 1974, le jeune Premier ministre tombe éperdument amoureux d’une journaliste au point de penser à quitter sa femme. Mais l’entourage veille et lui rappelle que jamais, les Français n’éliront un président divorcé. Après diverses machinations, le futur président appellera finalement la journaliste : « C’est fini. J’ai interdiction de te revoir ». Elle tentera de se suicider.

Mitterrand, le collectionneur

La réputation d’homme à femmes de François Mitterrand n’est plus à faire. Entre deux dossiers, Mitterrand consacrait beaucoup de temps à son harem. Ainsi, Michèle Cotta, une intime du président avouera que « il ne concevait pas un congrès ou une réunion politique sans partir à la fin avec une fille ». Il pouvait fréquemment jouer sur plusieurs tableaux, faisant attendre plusieurs femmes un même soir afin de pouvoir faire son choix jusqu’à la dernière minute.

Il avait logé sa deuxième famille, Anne et Mazarine Pingeot, dans une annexe de l’Elysée et mis en place une véritable cellule « antiterroriste » qui via des écoutes téléphoniques illégales préservait le secret. Moins connue, cette anecdote : lors du débat télévisé du second tour de la présidentielle en 1974, Valéry Giscard d’Estaing lui avait adressé un message que lui seul pouvait saisir, faisant référence à Clermont-Ferrand, ville natale d’Anne Pingeot…

Sarkozy-Cécilia, l’autre histoire

Après le départ de Cécilia du foyer conjugal, Nicolas Sarkozy s’éprend d’une journaliste du Figaro au point de lui faire rencontrer sa famille et de l’emmener en voyage à Venise et au Maroc. Finalement après des épisodes multiples dignes d’un vaudeville, le retour-départ-retour de Cécilia accoucheront d’une réconciliation très médiatisée…

Les coups fumeux du Ministre Charasse

Ministre du budget de 1988 à 1992, Michel Charasse prétend avoir dû faire face aux avances de la chanteuse Lio, à la recherche d’un arrangement pour un redressement fiscal. Mais la chanteuse a une toute autre version de l’affaire et accuse le ministre de l’avoir courtisée avec insistance, l’invitant à visiter ses appartements privés… « Une passe à 3,7 millions ! » plaisante la chanteuse qui assure avoir sauvé son honneur. Le ministre dément cette version, tout comme celle de Sylvia Bourdon, ancienne reine du porno reconvertie en égérie de la monnaie unique, qui l’accusera d’avoir eu des propos déplacés à son encontre.

Valéry Giscard d’Estaing aurait eu un faible pour les actrices

En 1974, l’affaire de « l’accident du laitier » fait les titres du Canard Enchaîné qui décrit un « Valéry Folamour » victime d’un accident de la circulation au petit matin dans les rues de Paris alors qu’il était en charmante compagnie. Bien avant de promouvoir l’écu européen, le Président Valéry Giscard d’Estaing aurait eu un penchant pour les actrices françaises. La rumeur lui prête ainsi des liaisons avec Mireille Darc, Marlène Jobert ou encore Sylvia Kristel.

Dominique Strauss-Kahn, Dominique de Villepin…

Même le Premier ministre Dominique de Villepin n’échappe à ces anecdotes salaces. On raconte que son épouse aurait giflé en public une jeune pharmacienne soupçonnée d’être sa maîtresse. Et que dire de cette soirée dans une boîte échangiste à la mode à laquelle un ministre aurait participé… Et alors que la rumeur propageait le nom de Dominique Strauss-Kahn, ce dernier se distinguait par l’épisode du « room service » au Sofitel de New-York…

Jean-Pierre Friedman précise : « Quand on se plonge dans les coulisses de la République, il est évident que les hommes de pouvoir élus, et notamment les anciens présidents de la République, étaient très portés sur le sexe. Chacun à sa façon, avec des styles différents. On peut dire qu’ils gouvernaient comme ils couchaient. Et on ne leur en voulait pas, car aucun n’a été accusé d’avoir obligé quelqu’un à se soumettre sous la contrainte physique. »

Longtemps, les présidents ont atteint l’Elysée forts de leur réputation de séducteurs acharnés, de coureurs de jupons. Mais le vent a tourné, l’époque a changé. Aujourd’hui les réseaux sociaux montrent ce qui restait caché. Le charme est rompu. En témoigne la chute de Benjamin Griveaux.

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