9 July, 2020
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Depuis #metoo, les hommes traumatisés dans le cadre professionnel ?

60% des cadres masculins sont mal à l’aise avec les employées de sexe féminin

Les conséquences de la vague #metoo : aujourd’hui 60% des cadres masculins sont mal à l’aise avec les employées de sexe féminin, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise. Ce chiffre ressort d’un sondage mené en 2019 auprès de 2 421 hommes et 2 761 femmes par LeanIn.org, une organisation à but non lucratif, fondée par la directrice de l’exploitation de Facebook, Sheryl Sandberg, pour soutenir les femmes dans leurs trajectoires professionnelles.

Parmi eux, 20% éprouvent de la gêne lorsqu’ils se retrouvent en tête à tête avec une femme dans un bureau.

40% préfèrent ne pas socialiser en dehors du travail avec des employées.

Au sein de l’entreprise, ils sont 36% à redouter « le qu’en dira-t-on. »

Et 26% hésitent désormais à voyager seul avec une jeune femme dans le cadre professionnel.

Ces chiffres représentent une augmentation de 32% par rapport à 2018.

Le mouvement #metoo est passé par là, ce hashtag libérant la parole des femmes victimes d’agressions ou de harcèlement sexuel, qui a rapidement pris une dimension virale sur les réseaux.

« La grande majorité des gestionnaires et des cadres supérieurs sont des hommes. S’ils hésitent à rencontrer des femmes en tête-à-tête, il est impossible que les femmes aient la même chance de faire leurs preuves », déclare Sheryl Sandberg.

« Aucune entreprise au monde ne peut se permettre de laisser les talents féminins de côté », ajoute Sandberg. « Mais c’est ce qui continuera à se produire à moins que nous tous, surtout les hommes, ne promettions de faire mieux. »

« Beaucoup d’hommes veulent faire avancer les choses mais s’ils restent à l’écart et ne soutiennent pas activement les femmes, rien ne bougera », souligne la présidente de LeanIn.org, Rachel Thomas.

« Les hommes doivent comprendre que la responsabilité de changer la dynamique du pouvoir dans les organisations repose sur leurs épaules… cela signifie que les hommes doivent guider et parrainer les femmes si nous voulons changer les chiffres », conclut Rachel Thomas.

Dans le cadre professionnel, vous craint-on plus qu’auparavant depuis #metoo ?

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