7 December, 2019
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Avoir une sœur rend plus heureux et plus optimiste

Des études révèlent que vous devriez être reconnaissant d’avoir une sœur

 « Avoir une sœur vous rend plus heureux » : une étude révèle que les adolescentes qui ont une sœur sont moins « malheureuses, tristes ou déprimées » et « se sentent plus aimées. »

Cette étude – réalisée par Laura Padilla-Walker et ses collègues de l’université Brigham Young – est soutenue par d’autres.

L’année dernière, par exemple, les psychologues britanniques Liz Wright et Tony Cassidy ont découvert que les jeunes qui avaient grandi avec au moins une sœur avaient tendance à être plus heureux et plus optimistes, surtout si leurs parents avaient divorcé. Une autre chercheuse britannique, Judy Dunn, a constaté une tendance similaire chez les adultes plus âgés.

Mais pourquoi une sœur vous rend-elle plus heureuse ?

La réponse habituelle, à savoir que les filles et les femmes ont plus tendance que les garçons et les hommes à  partager leurs émotions, est en quelque sorte insatisfaisante. Une grande partie des travaux réalisés ces dernières années confirme que les conversations entre femmes ne sont pas fondamentalement plus qualitatives à celles des hommes, mais simplement différentes.

Un homme raconte un jour qu’il a passé la journée avec un ami en instance de divorce. Lorsqu’il rentre chez lui, sa femme lui demande comment son ami se débrouille. Il répond alors : « Je ne sais pas. Nous n’en avons pas parlé. »

Autrement dit, il n’est pas toujours nécessaire de parler des problèmes pour se réconforter.

Cette recherche sur les sœurs suggère une dynamique plus subtile. Plus de 100 femmes ont été interviewées à propos de leurs sœurs, mais aussi de leurs frères – et il leur a été demandé de comparer. La plupart ont déclaré avoir parlé à leurs sœurs plus souvent, plus longuement et, oui, sur des sujets plus personnels.

Une femme, par exemple, dit qu’elle parle pendant des heures au téléphone avec ses deux frères et ses deux sœurs. Mais les sujets diffèrent. Elle échange avec ses sœurs sur des sujets personnels ; elle discute avec ses frères d’histoire, de politique et de livres. Et, ajoute-t-elle, mon frère m’appelle à 5 heures du matin pour me faire des farces.

Des farces ? Est-ce que les farces seraient une forme de communication ? Eh bien, oui, cela lui rappelle qu’il pense à elle. Et parler pendant des heures crée et renforce les liens avec les frères et sœurs, peu importe de quoi ils parlent.

Une jeune fille raconte une situation qui illustre un « fonctionnement » masculin. Quand le chien de la famille est mort, les frères et sœurs (un frère et trois sœurs) se sont tous appelés. Les sœurs se dirent à quel point le chien leur manquait et à quel point elles se sentaient tristes. Le frère a exprimé son inquiétude pour tous les membres de la famille mais n’a rien dit à propos de ce qu’il ressentait.

Cette jeune fille ne doutait pas que son frère éprouvait la même tristesse que ses sœurs ; mais il ne l’a pas exprimée directement.

Ainsi, la raison pour laquelle avoir des sœurs rend les gens plus heureux, hommes comme femmes, peut ne pas résider dans le type de conversation qu’ils échangent, mais bien dans le fait de parler. Si les hommes, comme les femmes, parlent plus souvent à leurs sœurs qu’à leurs frères, cela pourrait expliquer pourquoi les sœurs les rendent plus heureuses.

Simone, une veuve âgée de 80 ans, confie qu’elle a toujours été très proche de sa sœur célibataire, sans jamais avoir abordé leurs problèmes personnels. Tard dans la vie, sa sœur est venue vivre chez elle et son mari. Elle se souvient que chaque matin, pendant que son mari préparait le café, sa sœur venait la rejoindre dans son lit. Elles restaient assises côte à côte, se tenant la main, papotant, échangeant, partageant.

Un autre type de conversation que beaucoup de femmes engagent et qui déconcerte beaucoup d’hommes : parler des détails de leur vie quotidienne. Mais l’inverse est aussi vrai : elles ne comprennent pas que l’on puisse se passionner, par exemple, pour les résultats sportifs de la veille.

En conclusion : c’est peut-être vrai que parler est la raison pour laquelle avoir une sœur vous rend plus heureux, mais il n’est pas nécessaire de parler d’émotions.

Quand les femmes disent qu’elles parlent à leurs sœurs plus souvent, plus longuement et sur des sujets plus personnels, nous supposons que c’est le premier élément – plus souvent – qui est crucial plutôt que le dernier.

Votre sœur vous rend-elle plus heureuse ?

Photo © Nicholas Nixon

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