3 July, 2020
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Aujourd’hui, cours d’orthographe : préconisations pour un langage inclusif

Le masculin dit ʺgénériqueʺ ne l’est pas : il fait disparaitre les femmes non seulement des textes, mais des esprits.

Pouvez-vous rappeler ce qu’on désigne par « écriture inclusive » ? D’où cela vient-il ?

C’est le volet écrit du langage inclusif, qui consiste à se débarrasser autant que faire se peut d’habitudes langagières, voire de règles de grammaires qui témoignent de la domination du masculin sur le féminin – et donc renforcent celle des hommes sur les femmes. Tous les pays qui, au XXème siècle, ont opté pour l’égalité juridique des deux sexes, ont vu se développer une réflexion sur le langage et sur son rôle dans les résistances à réaliser l’égalité, de même que sur celui des images, des publicités, des films…

Bien entendu, chaque langue a ses caractéristiques, donc les solutions trouvées sont différentes dans chacune. En France, on s’est récemment focalisé sur un procédé particulier (et à vrai dire marginal), auquel on réduit souvent l’écriture inclusive, à savoir les signes qui servent à écrire un seul mot pour en signifier deux : né(e), né-e, né·e…

Le masculin dit ʺgénériqueʺ ne l’est pas : il fait disparaitre les femmes non seulement des textes, mais des esprits.

Extrait d’un entretien avec Eliane Viennot, professeuse émérite de littérature française dans le n° 266 (janvier-février 2019) de Profession Éducation.

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