10 December, 2019
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Alors vous en êtes où de votre empreinte carbone ?

Et d’abord, c’est quoi l’empreinte carbone ?

A force de nous culpabiliser pour le bien être de notre chère vieille terre, qui n’est pas au top de sa forme, on ne sait plus comment s’y prendre.

C’est vrai quoi, on n’arrête pas de nous bassiner les oreilles que c’est de notre faute à nous, simples citoyens, si notre planète a un coup de chaud et transpire. Ok, j’avoue, c’est sûrement nous les responsables (nos parents aussi !) mais y’a pas que nous… hein ?

Les gros lobbys qui gouvernent notre monde, avec leurs usines polluantes, c’est pas eux un peu les premiers responsables ? Et les américains, (ceux qui ont un président avec des cheveux orange qui ne croit pas au réchauffement climatique) avec leurs grosses bagnoles ? (et y’a pas que les américains qui ont de grosses bagnoles).

Les Datacenter, les compagnies aériennes, et j’en passe car la liste est longue… Ben si ! Ce sont eux les premiers coupables.

Moi j’essaye de faire ce que je peux chaque jour, comme on me le demande : je trie mes déchets.

Et c’est pas facile de déposer ses bouteilles en verre dans la poubelle « verre », le lendemain d’une fête que vous avez organisée chez vous. Vos voisins… (déjà qu’ils n’ont pas réussi à dormir avant quatre heures du mat), quand vous laissez tomber vos contenants (vides) de champagne, vin, bière, téquila et autres alcools, prennent un malin plaisir à compter les cadavres de verre. C’est toujours très gênant… mais je le fais, même la tête embrumée avec Big-Ben qui résonne sous le cuir chevelu (cuir chevelu de lendemain de fête où vous avez la sensation que vos cheveux ont poussé à l’intérieur)… oui, je dépose mes bouteilles dans le tri sélectif.

Et d’abord, c’est quoi l’empreinte carbone ?

Pour ceux qui n’en aurait jamais entendu parler : l’empreinte carbone, ça n’a rien à voir avec les cartouches d’encre de votre imprimante, ça correspond aux émissions de gaz à effet de serre (oui, je sais, c’est chiant à expliquer) liées à notre consommation, c’est à dire à notre mode de vie. (Voilà, ça c’est fait, vous avez compris… mais vous le saviez déjà !)

Moi, mon empreinte carbone, sur une échelle de 1 à 10, doit se situer entre 3 ou 4. C’est pas mal, je le reconnais (et je me la pète).

Et pourquoi entre 3 et 4, vous vous demandez ?

Parce que… Parce que je prends rarement ma voiture pour des petites distances… enfin, j’essaye… oui, je sais je suis un peu faux-cul, mais ce n’est pas toujours facile d’aller d’un point A à un point B qui se trouve à 15 kilomètres, à pinces. Par contre, quand il faut faire 200 mètres, j’y vais à pied. J’aime la marche.

Et le vélo ??? Oui, je pourrais y aller en deux roues… mais… pfff, j’en suis à mon quatrième vélo volé… ben ouais, donc, je ne peux pas faire 15 kilomètres à vélo.

Mais là où mon empreinte carbone est en position très faible, voire, très très faible, c’est avec l’avion !

Ha, ha, ça tombe très bien, car je déteste l’avion… Oui, j’ai la trouille d’être enfermée dans un truc qui décolle, qui vole au-dessus des nuages et qui atterrit (avec en bonus, des gens qui applaudissent à l’atterrissage, comme si le pilote avait navigué les yeux bandés et bourré)… ah et aussi, je rajoute une autre phobie spatiale (qui ravit mon emprunte carbone) : je suis claustrophobe. Donc, l’avion pour moi, c’est no way !

Alors je préfère prendre le train, même si je mets dix fois plus de temps pour arriver à destination. Et s’il faut partir au-delà des océans ?? (je devine votre question !). Ben, je préfère aller en Bretagne, y’a l’océan là-bas aussi…

Autre point positif que j’essaye d’adopter pour notre climat en surchauffe. Boycotter l’élevage intensif. Ça tombe bien, j’aime pas la viande ! Donc, je mange comme les lapins : des carottes et de la salade. Tout le monde sait que les vaches ça pollue un max quand elles pêtent, oui, elles dégagent du méthane qui va directement agrandir le trou d’ozone et là, question effet de serre, c’est pas joli-joli et ça sent mauvais.

Bon, je ne suis pas non plus vegan à donf. Je porte des chaussures et des blousons en cuir, faut pas pousser non plus.

Et puis, j’ai un petit potager, je fais pousser des salades, des courgettes et des plantes aromatiques… c’est bon pour la planète ça aussi, de cultiver son jardin, (quand on a la possibilité d’en avoir un). Mais, question légumes bio maison, ce sont surtout les limaces et les escargots qui se régalent. Et comme je ne veux pas utiliser de pesticides, (ça compte un max pour mon emprunte carbone), la nuit avec une lampe frontale, je ramasse ces bêtes gluantes et baveuses… que je balance chez les voisins qui ont un plus grand jardin que moi. Ils seront plus heureux là-bas chez monsieur et madame Martin. Surtout que madame Martin est presque aveugle et que son mari ne sort jamais de son salon. Alors les limaces ne risquent pas de finir en soupe.

Il faut protéger les petites bêtes pour la diversité de la faune ! C’est hyper important. Ça aide à baisser l’effet de serre. Et hop, encore une bonne note dans mon dossier : écocitoyenneté (waouh!, ça doit valoir un max de points au scrabble ce mot).

Bon, alors, avec tout ça, j’en suis où avec mon emprunte carbone ?

Si je fais le compte… pas si mal que ça. Mais y ‘a encore du travail… je sais !

Et vous… vous en êtes où ?

Véronique Grisseaux, scénariste

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